1. Une légende héritée du Diable
Le cœur de la légende raconte qu’un seigneur pauvre avait passé un pacte avec le Diable pour bâtir un château imposant sur le roc durant une seule nuit, avant le chant du coq. Mais au chant de l’aube, Satan, furieux, aurait anéanti l’édifice, envoyant les pierres dévaler jusqu’à la Semoy. Restent aujourd’hui les trois piliers de quartzite qui forment ce chaos rocheux dit « Château du Diable ».
Certaines variantes évoquent un pèlerin affrontant le Diable dans un concours de pierres, ou d’autres mythes locaux, mais tous insistent sur la chute prétendue des blocs et la création des rapides de la Semoy. Les visiteurs y ressentent parfois une sensation de soufre, alimentant la dimension surnaturelle.
2. Un site préhistorique d’importance scientifique
Des fouilles archéologiques effectuées entre 1970 et 1986 ont mis au jour des vestiges d’établissements du Magdalénien (vers 13 000 avant J.-C.) et du Mésolithique. Ces traces montrent que ce promontoire naturel servait déjà de campement depuis des millénaires, confirmant son rôle stratégique ancien
Aujourd’hui, le Roc la Tour est un site protégé par l’État depuis 1935, inscrit pour ses valeurs artistiques, scientifiques et historiques Les falaises de quartzite, hautes de 10 à 12 m, sont un terrain de prédilection pour l’escalade, avec près de 40 voies couvrant du niveau 3 au 6b La course d’endurance « Ardennes Méga Trail » y passe régulièrement, associant épreuve physique et découverte naturelle.
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