À proximité de Villefranche, à l’intersection de l’actuel chemin des Grillons et du chemin des Rousses, se dressait autrefois un lieu dont la sinistre réputation a traversé les générations : la « Maison du Diable ». Ce site est devenu emblématique non seulement pour les légendes qui l’entourent, mais aussi pour des particularités géologiques qui auraient amplifié les phénomènes paranormaux rapportés.
Une des versions prédominantes de son histoire stipule que cette maison singulière était édifiée sur deux énormes rochers superposés. Cette configuration atypique aurait été le catalyseur d’événements étranges. Il était rapporté que le passage de véhicules sur la route adjacente provoquait une vibration du rocher supérieur, entraînant par conséquent des mouvements perceptibles de la maison elle-même. Cette instabilité structurelle, interprétée comme une manifestation démoniaque, a sans doute exacerbé l’impression de phénomènes inexplicables pour les occupants et les passants.
Des générations entières ont été marquées par la réputation de cette demeure, décrite comme le théâtre d’apparitions de fantômes. Ces récits de manifestations spectrales ont alimenté une peur collective, incitant les populations locales à trembler en passant devant ses murs. Dans une tentative de dissoudre ces rumeurs tenaces, les derniers propriétaires ont rebaptisé l’édifice, y apposant un panneau affichant le nom plus anodin de « Maison Bellevue ». Cependant, ce changement de dénomination n’a pas suffi à éradiquer la persistance des légendes.
Parmi ces légendes, il est également fait mention d’un souterrain partant de la maison et se dirigeant vers le château de Mongré, voire jusqu’au château de Montmelas. Bien que l’existence de ces passages souterrains n’ait pas été formellement prouvée, elle ajoute une couche de mystère et de secret à l’histoire du lieu, suggérant des connexions cachées et des motifs plus profonds aux événements qui s’y déroulaient.
Aujourd’hui, la Maison du Diable elle-même a disparu, mais il subsiste sur les lieux un bâtiment tout en longueur, qui lui était accolé. Ce vestige architectural est le dernier témoin tangible d’un site où le rationnel et l’irrationnel se sont longtemps côtoyés, laissant derrière lui une empreinte indélébile dans l’imaginaire local.
Sur la carte :