La chapelle Notre-Dame des Victoires, également connue sous le nom de chapelle de Daurelle, est un édifice religieux situé à Montélimar, dans la Drôme. Construite en 1867 par M. Monnard-Pélissier, un industriel originaire de Nîmes, elle visait à offrir aux habitants des quartiers environnants un lieu de culte de proximité. Bénie la même année par Mgr Gueulette, évêque de Valence, la chapelle a servi la communauté locale jusqu’en 1954.
Histoire et architecture
De style roman, la chapelle se distingue par sa façade ornée d’une rosace, d’arcatures et de pilastres de style corinthien. Son clocher élancé repose sur une base carrée. L’intérieur comprend une nef voûtée en berceau à quatre travées, avec des pilastres de style composite, et un chœur doté d’une coupole à pendentifs. En 1955, la Compagnie Nationale du Rhône (CNR) acquiert la chapelle dans le cadre des travaux de la chute de Montélimar. Bien que désaffectée, elle demeure en bon état jusqu’en 1968, année où la foudre endommage partiellement son clocher. Face au danger potentiel, la CNR transfère les sépultures présentes à l’intérieur et envisage la démolition de l’édifice. Toutefois, une mobilisation locale interrompt les travaux, laissant la chapelle à l’abandon.
Phénomènes inexpliqués et légendes
Au fil des années, la chapelle en ruine devient le théâtre de récits troublants. Des témoins rapportent avoir entendu des gémissements et des pleurs nocturnes, notamment lors du déplacement des tombes. D’autres évoquent la vision d’ombres furtives et des bruits inexplicables résonnant entre ses murs délabrés. Ces manifestations alimentent la réputation hantée de la chapelle, attirant curieux et amateurs de paranormal.
État actuel et perspectives
Aujourd’hui, la chapelle Notre-Dame des Victoires se dresse toujours, défiant le temps malgré sa dégradation avancée. Sa silhouette emblématique sert de repère aux automobilistes et aux navigateurs fluviaux. Dans le cadre des aménagements du rond-point de Gournier et du développement touristique de la région, des voix s’élèvent pour préserver ce patrimoine historique. Une consolidation de la structure et un aménagement de ses abords pourraient non seulement sauvegarder l’édifice, mais aussi valoriser l’histoire locale et attirer les visiteurs.
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