La maison hantée à Agnetz (60)

En 1925, le hameau de Ronquerolles, situé dans la commune d’Agnetz, dans l’Oise, fut le théâtre d’une affaire qui défraya la chronique : la maison hantée de la famille Douvry. Cette histoire attira l’attention des médias nationaux et internationaux, suscitant curiosité et émoi parmi la population.​

Les phénomènes inexpliqués

Après sa séparation, Antoinette Douvry s’installa avec ses quatre enfants — Paul, Marcel, Georges et Paulette — au 404 de la rue Bernard Laurent à Ronquerolles. Peu après leur emménagement, des bruits étranges commencèrent à se manifester chaque nuit, semblant provenir du grenier de la maison. Ces sons mystérieux, décrits comme des coups sourds, perturbèrent rapidement la quiétude de la famille et éveillèrent l’intérêt des voisins.​

L’ampleur médiatique

La rumeur d’une possible maison hantée se répandit rapidement au-delà du hameau. Les journaux locaux et nationaux, tels que Le Progrès de l’Oise et Le Matin, relayèrent l’affaire, évoquant la présence d’un « esprit frappeur » perturbant les nuits de la famille Douvry. Cette médiatisation attira une foule de curieux, certains venant de régions éloignées, et même des photographes étrangers, notamment américains, se déplacèrent pour immortaliser la demeure mystérieuse. ​

L’intervention des autorités

Face à l’ampleur prise par l’affaire, les autorités locales décidèrent d’intervenir. Les gendarmes furent dépêchés sur place pour enquêter sur ces phénomènes inexpliqués. Malgré une surveillance assidue et diverses investigations, aucun élément concret ne permit d’élucider l’origine des bruits. La situation devenait préoccupante, tant pour la famille que pour les forces de l’ordre, confrontées à une énigme grandissante.​

La révélation du mystère

Après plusieurs semaines de tension et d’investigations infructueuses, le lieutenant Fleury, chargé de l’enquête, eut l’idée d’interroger séparément les membres de la famille. C’est ainsi que Paul, le fils aîné âgé de 17 ans, finit par avouer être à l’origine des bruits. Utilisant un bâton dissimulé dans son lit, il produisait les sons inquiétants qui avaient semé l’effroi. Son intention initiale était de pousser sa mère à quitter la maison pour retourner vivre à Clermont, mais face à l’ampleur prise par sa farce, il avait préféré garder le silence. ​

Conséquences et héritage

L’aveu de Paul mit fin aux spéculations et aux attroupements autour de la maison. Cependant, cette affaire laissa une empreinte durable dans la mémoire collective de la région. Elle est aujourd’hui encore évoquée lors de conférences et d’expositions, notamment par les Archives départementales de l’Oise, qui retracent cet épisode fascinant de l’histoire locale.

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